Journées d’étude: «L’éducation pour faire société»

«L’éducation pour faire société» est le thème de ces premières journées de l’éducation qui se tiendront les 26 et 27 octobre 2012 au Pavillon J.A. De Sève, UQAM (DS-R510).

«Devoir de réserve» ou devoir de participation?

Pour qu’un débat public, notamment celui qui concerne l’éducation, se situe au-dessus des humeurs chroniqueuses et des intérêts politiques et financiers, les professeurs doivent y participer.

Ce texte, publié dans Le Devoir le 9 mai 2012, fut appuyé par 388 professeur.e.s des cégeps et universités.

La lutte, c’est classe… contre classe

Par Éric Pineault, Univeristé du Québec à Montréal

La dite «radicalité» de la CLASSE proviendrait, comme le veut l’adage, du fait que l’analyse qui cadrait son entrée en grève allait jusqu’à la racine du problème et le saisissait dans toute sa globalité : la hausse ainsi que les dérives marchandes et corporatives du système universitaire sont les effets d’une économie politique néolibérale qui s’impose à tous les aspects de la société québécoise.

La propagande grise : une arme de désinformation massive

Par Luc Vaillancourt, Univeristé du Québec à Chicoutimi

Si Albert Camus a eu un jour raison de dire «un journal, c’est la conscience d’une nation», dans la mesure où les médias se doivent d’être les gardiens des valeurs démocratiques, il semblerait plus juste aujourd’hui d’accorder ce titre au mouvement étudiant.

La logique du mépris

Par Christisn Nadeau, Université de Montréal

Par mépris, j’entends l’ensemble des gestes de paternalisme, d’humiliation, de vexation et d’intolérance commis au cours des derniers mois, et encore aujourd’hui, contre le mouvement étudiant. (…) Toutefois, ce qui compte ici est l’acte de conscience du mépris: en prenant conscience de l’injure morale qui leur est faite, les étudiantes et les étudiants ont puisé dans ce mépris les motivations d’une résistance politique.

Faire société par-delà le capital. Pour la réappropriation de l’autonomie et de la culture commune

Par Eric Martin, Collège Édouard-Montpetit

L’augmentation des droits de scolarité découle d’une reconfiguration des finalités de l’enseignement afin d’harmoniser les pratiques du monde de l’éducation aux objectifs d’accumulation, propres au capitalisme avancé et financiarisé.

Hausse des droits de scolarité : Les enjeux occultés

Par Lynda Champagne et Jean-François Marçal, Collège de Maisonneuve

Mais peut-on encore dire que le Québec valorise l’éducation? Peut-on affirmer que ce levier politique, social et économique est encore une priorité?

De la violence en temps de grève

Par Jacques Mascotto et Benoît Coutu, Université du Québec à Montréal

La désignation accusatrice « violence » ne s’applique donc plus qu’à des opposants, de toutes natures, jamais à la violence des thérapies de choc néolibérales, à ses matraques et à ses lois d’exception; plus, c’est la politique elle-même, en tant qu’elle exprime la capacité de tout être humain à participer à l’acte-détermination de la société, qui est devenue « violente ».

Les filles de la grève

Par Martine Delvaux, Université du Québec à Montréal

En me penchant sur ce qu’on pourrait appeler la figure des filles de la grève, pour réfléchir à la place qu’occupent les étudiantes et la pensée féministe dans le contexte de la lutte, j’ai réentendu le cri de Virginia Woolf dans Trois guinées.

Lettre à mes collègues: le premier devoir

Par Émilie Cantin, Cégep Marie-Victorin

Par définition, toutes les révolutions sont venues de discours dissidents. La pensée post-conventionnelle induit ce qu’on finit par nommer le progrès.

Nous et vous

Par Julien Villeneuve, Collège de Maisonneuve

Discours livré lors de l’événement « Nous sommes avenir » organisé par la CLASSE à l’Olympia de Montréal le 10 août 2012.

Une grève historique

Par Piroska Nagy et Martin Petitclerc, Université du Québec à Montréal

Pendant que le gouvernement laissait pourrir le conflit étudiant pour ensuite l’utiliser en vue des élections, l’idée d’États généraux de l’Université – visant à discuter de ses grandes orientations et de sa mission sociale – a fait son chemin dans le monde de l’éducation. Le gouvernement n’a jamais eu l’intention de favoriser une telle discussion malgré des demandes répétées. Et pour cause : c’est toute la logique d’instrumentalisation et de marchandisation de l’université que risqueraient de questionner des États généraux démocratiques et qui permettraient de renouer avec l’idée fondatrice de l’université : l’autonomie.

Salut à toi l’étudiant-e

Par Benoit Guilmain, Collège Édouard-Montpetit, Anne-Marie Le Saux, Collège de Maisonneuve et Stéphane Thellen, Cégep du Vieux Montréal.

La pratique de la liberté politique nous aura fait vivre plusieurs transgressions. Fragiles et forts à la fois, nous avons créé durant cette grève un nouvel imaginaire politique. Cette complicité devrait permettre de maintenir ouverte les brèches qui pourront, pour peu que nous en saisissions l’opportunité, transformer radicalement la relation entre professeurEs et étudiantEs.

À feu rouge

Le jour où la grève a été votée, ils étaient une dizaine à porter pour la première fois une chienne de travail rouge. Ils se sont présentés comme l’École de la montagne rouge et ont annoncé en assemblée générale qu’ils créeraient des images pour donner de la vigueur au mouvement.

Photo Bertrand Laverdure

Une banque alimentaire pour les étudiants dans le besoin

En plus d’avoir lutté contre la hausse des droits de scolarité au printemps, les étudiantes et les étudiants affrontent un criant manque de revenus cet automne. Les retards et les coupures imposés par l’Aide financière aux études (AFE) dans les versements de prêts pour septembre ajoute à leur indigence.